Invité 1 Un épisode bonus pour vous parler du premier week-end des Frappés qui a eu lieu les 17, 18 et 19 novembre sous le soleil d'Aix-en-Provence. L'expérience a été un énorme succès donc je compte bien en organiser d'autres et j'espère que ce débrief vous donnera l'envie d'y participer. Au total une dizaine de Frappés ont répondu présents pour cet événement. C'était un mix entre d'anciens invités et des auditeurs et auditrices. J'ai nommé Romain et Esther, le couple de Cassidin que vous avez entendu dans l'épisode bonus sur la Diagonale des Fous diffusée début novembre. Rémi, marcheur au long cours, invité de l'épisode 98, il a parcouru entre autres le CDT, le PCT, le GR5 et le GR20. Nicolas, aléas petit Nico pour le week-end, invité d'un épisode bonus diffusé en septembre 2023. C'est un coureur minimaliste qui a terminé l'infernal trail des Vosges 200 km en sandales. Le deuxième Nico, Nicolas Cassier, invité de l'épisode 112, lui aussi coureur minimaliste et préparateur mental. Anne, bretonne expatriée en Moselle, amoureuse de peinture, d'écriture et en cours de préparation d'une traversée hivernale du Chura. Florine, quasiment ma voisine, cycliste et swimrunneuse. Marie, bretonne elle aussi, amoureuse de voile mais pas que, elle a déjà eu plusieurs vies en une. Cédric, fier représentant de la Suisse pour le week-end, c'est certainement l'un des auditeurs les plus assidus du podcast que je connaisse. Clément, enfin, triathlète, bientôt podcaster lui aussi, petit coup de pression. Et pratiquant, tenez-vous bien, de hockey subaquatique. Romain, Esther, Rémy, les deux Nico, Anne, Florine, Marie, Cédric et Clément, voici les participants du premier week-end des Frappés. On a également eu la chance d'avoir deux intervenants. Lilian Dosa, invité de l'épisode 46, entrepreneur et aventurier, il a notamment traversé l'Atlantique à la rame en 47 jours. Et ensuite, Geoffrey Malusky, invité de l'épisode 116, aventurier professionnel, il était venu nous parler de sa traversée de l'Islande, attention, ça va faire beaucoup, en hiver, en solo, en autonomie et à vélo. Voilà, c'est dit. Pour retrouver les liens vers les épisodes de tous ces anciens invités que je viens d'évoquer, ça se passe en description de cet épisode. Rendez-vous est donc donné vendredi en fin d'après-midi au gîte loué pour l'occasion à Cadolive, à une vingtaine de minutes au sud d'Aix-en-Provence. Alors, il faut vous imaginer un grand bâtiment à un étage entouré de paddocks dans lesquels se trouvent des chevaux. En fait, le gîte, c'est avant tout un centre équestre. En entrant, on trouve une cuisine semi-pro sur la droite, puis on débouche sur l'espace salle à manger et salon, où trône une immense table en bois, de vieux canapés qui entourent la cheminée et dans l'angle de la pièce, l'escalier qui mène à l'étage où se trouvent toutes les chambres. De grands volumes, super simples, rustiques, c'est parfait pour notre groupe. Tout le monde n'arrive pas en même temps, donc on a un premier groupe qui s'installe. Et là, c'est tout bête, mais il se passe quelque chose qui m'a marqué. Je ne sais pas vous, mais la plupart du temps, quand je partage mes projets sportifs à ma famille ou à mes amis, j'ai plutôt droit à des exclamations de surprise, voire d'incompréhension, plutôt qu'à des mains qui se lèvent pour m'accompagner. Du coup, quand Esther propose d'aller courir alors qu'il y avait du mistral qui faisait déjà nuit et que la plupart des gens venaient de passer entre 6 et 8 heures dans les transports, je m'attendais à un enthousiasme relatif. Et en fait, tout le monde l'a accepté immédiatement. Et pour moi, c'était vraiment le déclic. Je me suis dit, punaise, mais ça y est, je suis avec des gens comme moi. Et en vrai, qui est chaud pour aller faire un trail de nuit en plein vent sans connaître le coin ni personne autour de soi ? Il n'y a que des frappés pour faire ça. Donc le petit run de décrassage qui devait durer 20 à 30 minutes a finalement duré une heure et quart. C'est bien un truc de frapper, ça aussi. Mais on s'est régalé. On est passé par les crêtes du Mont-Julien au-dessus de Cadolive, avec une vue imprenable sur les lumières de Marseille d'un côté et celle d'Aix-en-Provence de l'autre. Au retour, le deuxième groupe vient d'arriver, récupéré par Florine à la gare d'Aix-DGV. On fait connaissance et on attaque les choses sérieuses, la préparation du repas du soir, burger maison. Alors on a de la chance sur ce week-end d'avoir dans les participants Romain, qui est passé par l'école hôtelière de Lausanne et qui va nous régaler tout le week-end, la plupart du temps assisté de Cédric. Après un bon repas, je présente le programme du lendemain. Puis on discute au coin du feu jusqu'à ce qu'un à un, on finisse par partir se coucher épuisé. Heuremains, le programme est chargé. Découverte d'Aix-en-Provence guidée par Lilian sur un parcours sportif endo-dorin à la start-up qu'il a créé en 2019. Puis conférence chez Yellow Working, l'espace de coworking emblématique du centre d'Aix créé par Lilian là encore. On va manger sur place à midi puis ce sera direction la Sainte Victoire pour un bain froid en extérieur. J'ai prévu qu'on enchaîne avec une présentation de la course à pied minimaliste par les deux Nico puis un test de sandales sur le terrain. Enfin retour au gîte pour un apéro conférence avec Geoffrey qui va nous présenter la vidéo de sa traversée de l'Islande à vélo. 9h30 on arrive chez Yellow Working où on doit laisser nos affaires et où Lilian nous attend déjà.
Invité 2 Bienvenue à tous chez Yellow Working, ça me fait plaisir de vous accueillir sur cette annexe de chez moi. L'espace de coworking normalement la semaine, camp de base pour quelques heures de votre week-end. On va prendre le départ donc d'un parcours endo-dorin qui part d'ici, qui va vous faire découvrir à la fois une partie du centre historique. On va pas trop s'attarder dedans parce que samedi matin on commence à être en période de Noël donc autant dire que c'est un peu chargé. Donc on va essayer de naviguer entre tout ça et puis ensuite on va rejoindre quasiment tous les parcs de la ville. On va passer par les espaces verts et vous allez découvrir donc le concept endo-dorin qui va vous faire mélanger à la fois de la course à pied, du renfaux. Chose qu'on sait tous qu'il faut faire mais qu'on fait jamais. Et donc normalement si tout se passe bien demain matin vous devriez vous en souvenir. Le parcours il fait 6 km, un peu plus de 6,5 km donc c'est pas long. Enfin pour la course à pied c'est pas long. Pour un training comme on va faire franchement vous verrez à la fin on est content d'arrêter. Parce qu'en fait on va ponctuer ça, je crois qu'il y a 8 ateliers sportifs dessus. Donc il faut plutôt voir...
Invité 4 C'est une bonne manière de mettre la question. Ouais non mais j'aime bien.
Invité 2 Non mais je vous ai vu sur le parcours hier c'est pour ça, enfin sur la course hier. Donc le concept c'est qu'en gros on va s'arrêter à peu près tous les kilomètres ou un peu moins pour un atelier. Et il faut plutôt voir les phases de run comme les phases de récup des ateliers. C'est plutôt comme ça qu'il faut le voir.
Invité 1 On enchaîne jumping jacks, planches, chaises, pompes sautées, squats. C'est un super rappel que rien qu'en poids de corps on peut se mettre dans le rouge physiquement. Pas besoin d'abonnement en salle de sport, un banc, un coin d'air dans un parc et un parcours randonnera dans les oreilles. Ça suffit largement. Au retour chez Yellow Working, Lyon nous parle de sa traversée de l'Atlantique à la rame. Ça dure près d'une heure et demie et je vous ai sélectionné quelques passages.
Invité 2 Je peux échanger avec vous un peu autour de cette transat qui s'est déroulée du 22 novembre 2020 au 8 janvier 2021. Donc 47 jours, 15h15 minutes pour rallier les Canaries au large du Maroc depuis la plus petite île qui est au sud direction la Martinique. Donc ça, ça fait à peu près 5000 kilomètres en ligne droite. A peu près ce qu'on a fait à la rame. Donc là, c'est une photo du bateau dans le port de départ à la Restinga. Pour moi, cette photo, c'est ligne de départ mais c'est surtout ligne d'arrivée parce qu'il n'y a plus qu'à. Il n'y a plus qu'à. Et que ça fait trois ans qu'on bosse sur le projet avec mon coéquipier pour en être là. Et que moi, quand j'ai pris la décision de faire ça, je n'avais jamais mis de pied sur un bateau. Si ce n'est pour aller en Corse avec ma voiture sur le ferry. Moi, j'ai grandi en montagne dans le Massif central. J'ai toujours fait beaucoup de ski, alpi, escalade, enfin tous ces trucs là. Et la mer, ça m'a plutôt toujours fait peur, pas effrayé mais plutôt en mode, ce truc là, ce n'est pas pour moi. Et en fait, j'ai découvert la Transat au travers des réseaux sociaux. Quand j'ai découvert qu'il y avait une course qui se fait tous les ans à travers l'Atlantique qui s'appelle la Thalysker Atlantic Challenge qui est un truc anglais. Aujourd'hui, c'est 25-30 bateaux qui, tous les ans, prennent le départ mi-décembre de cette traversée. Et donc, quand j'ai vu ça, j'ai suivi quelques éditions de la course. Et puis, je me suis dit, tiens, pourquoi pas moi ? Et surtout, je me le suis dit parce que quand on regarde d'un peu près le sujet, on se rend compte que quasiment tous les gens qui font ça, ils étaient dans mon cas. Ils avaient quasiment jamais fait de bateau. Et maintenant que je l'ai fait, je comprends. C'est qu'en fait, si on a fait du bateau, on sait qu'il ne faut pas faire ça. C'est profondément stupide. Parce qu'en fait, vous le verrez, mais le mot confort n'existe pas. C'est très, très particulier. Donc, la cabine, c'est vraiment minuscule. Moi qui ne suis pas très grand, je ne peux pas être allongé si je ne plie pas un peu les jambes. C'est capitonné et on a des casques si nécessaire. Ce qu'on ne voit pas sur cette photo, c'est que dans la cabine, là, à ce moment-là, il fait à peu près 39 degrés. Vu que l'espace est minuscule et que vous ne devez surtout pas ouvrir les fenêtres, parce que si vous ouvrez les fenêtres, vous êtes certain qu'il y a de l'eau qui rentre. Donc déjà, un peu d'eau, c'est chiant, mais beaucoup d'eau, c'est dangereux. Ce qui fait que la journée, impossible de dormir. Impossible. Donc, on est entre la cabine un peu dehors, on mange, on fait de la nave, bref, on se débrouille un peu, on fait de l'eau. Et du coup, ça fait qu'en moyenne, sur 24 heures, on dort 2 à 3 fois 1 heure par jour. Puisque à chaque fois qu'on arrête de ramer, vous avez le temps de sortir du poste de rame, manger un morceau, faire un point sur la carte, vous changez, vous lavez, soignez les petits bobos, les machins, vous dormez. Et après, vous refaites la même chose dans l'autre sens. Sachant qu'il est impensable de ne pas être à l'heure à votre shift d'après. Parce que quand vous avez ramé 2 heures, franchement, faire 2h 1, c'est le calvaire. Je disais, c'est entre 30 et 90 jours, nous on a mis 47, c'est plutôt une année rapide en fait. Et tous les bateaux qui sont passés cette année sont allés assez vite parce qu'il y avait du vent, il y avait de la houle qui poussait dans le bon sens. Donc ça secoue, ça demande de la vigilance et tout, mais en tout cas, ça avance. Et donc finalement, la houle, c'est impressionnant. Franchement, parce que vous êtes à Sade de l'eau quand vous vous ramez, et quand vous êtes en train de ramer, vous voyez la colline qui arrive comme ça, c'est impressionnant. Et le pire, c'est quand vous ne la voyez pas, c'est la nuit. Parce que la nuit, c'est nuit noire. Le danger numéro 1 sur cette traversée, c'est de tomber à l'eau. Tomber à l'eau sans être attaché. Si on n'est pas attaché, c'est fini. Le bateau, on ne le rattrape plus jamais. Donc tout est toujours humide, c'est salé, ça pue, c'est... En fait, ce n'est pas tellement les bras, c'est tout en fait. Tu es défoncé de tout. Parce que, en vrai, sur la rame, tu ne t'en vois pas. Parce que tu sais que tu as des jours à faire. Donc tu y vas tranquille. Mais en fait, le bateau, comme il bouge, tu es tout le temps en train de gainer, de compenser. Tu as toujours des bobos partout. Donc, ce n'est pas les jambes, le dos, tout quoi. Alors, on avait embarqué trois pots de Nutella, mais qu'on avait cachés dans les trucs en mode, on les découvrira par surprise, tu vois, et ça sera cool. Et je sais qu'à un moment, à 10 jours de la fin, on a pété un câble, on a fait, vas-y, on pose les rames, il faut qu'on le trouve. Il est où ? Là, on le trouve, on le défense. On s'est dit, quoi qu'on fasse maintenant dans nos vies, on pourra toujours dire qu'on a fait plus dur.
Invité 1 Quel récit ! Énorme dose d'inspiration, merci encore Lilian, on s'est régalé. Pour en apprendre plus sur cette traversée, allez écouter son épisode, le lien est en description. Pas le temps de souffler pour nous, on file maintenant à la Sainte Victoire pour le bain froid et le test des sandales. Alors, on a une chance folle avec la météo, c'est grand ciel bleu, grand soleil, les conditions idéales pour se plonger dans une eau à 13-14 degrés. Sans être extrême, ça reste quand même froid, mais tout le monde y passe. Certains avaient la voix qui tremblait un peu, mais d'autres, comme Marie, avaient l'air en parfaite maîtrise, au point de pouvoir répondre à une interview en règle, confortablement installée dans le bassin.
Invité 6 J'ai pas si froid que ça, je t'avoue, ça va ? Non, ça va ? Je ne tremble pas, tout va bien. Le dépassement de soi, c'est agrandir un petit peu plus tous les jours, même d'un petit millimètre sa zone de confort. Ça, par exemple, tu vois, se dire qu'il ne fait pas chaud dehors, mais on a une jolie fontaine d'eau froide, et que c'est l'occasion de se faire un petit peu violence. Après, tu apprécies le moment, en fait. Et c'est tenter des nouvelles choses aussi, pour voir comment tu réagis, quels sont les nouveaux réflexes que tu arrives à acquérir, ce genre de choses, en fait. Et t'apprends, enfin, c'est une forme d'apprentissage, je trouve, le dépassement de soi. Quand t'apprends à lire ou à écrire, apprends des nouveaux mots, t'apprends de nouveaux vocabulaire, le dépassement de soi, c'est que t'acquiert de nouveaux réflexes dans des situations inconfortables, qui deviennent du coup plus confortables. Ça a été l'apprentissage, par exemple, de partir en montagne toute seule pendant plusieurs jours. C'était quelque chose qui ne me semblait pas faisable pour moi au départ. Ça a été mes premiers ultras, par exemple, sur des distances qui me semblaient titanesques, et je ne me sentais même pas concernée. Et au final, dans une phase d'entraînement, par exemple, tu agrandis ta zone de confort, donc ça devient des choses qui sont presque acquises. Et avec le recul, tu dis que c'était faisable. Là où je n'aurais pas cru que ça l'était, c'est aussi l'apprentissage de la solitude. Quand tu retrouves seul face à toi-même, ça c'est une sacrée aventure aussi, je trouve, que ce soit en mer ou en montagne. Et plus récemment, ça a été les semaines en mer en équipage. C'est une aventure humaine où tu apprends aussi, tu découvres certains aspects de les personnalités des gens que tu pensais connaître dans des situations de stress ou quand il faut s'adapter en permanence au vent, à la météo,
Loïc quand les gens sont malades, etc. Et ça, c'était aussi intéressant.
Invité 1 On finit quand même par tout sortir et on se dirige vers la plaine de Roquehaut pour le test des sandales. Je laisse Nicolas Cassier vous parler de la marque.
Invité 4 Ok, on y va. Bah, ouais, rapprochez-vous un peu. Comme ça, je vais vous faire un petit topo de ce que c'est que Panta, un peu l'origine de la marque. Je vais aller assez vite. Et moi, je vais vous parler de tout l'aspect produit, marque, etc. Et du coup, Nico, il vous parlera un peu retour d'expérience sur comment il a utilisé, combien de temps, etc. Il pourra vous dire. Panta sandales, pour faire très simple, c'est un Hollandais qui s'appelle Roald, qui habite à Harlem en Hollande, qui a créé cette marque. En fait, il a eu des problèmes de croissance et il avait les genoux qui, et il les a toujours, qui rentrent un peu comme ça. Et personne ne lui trouvait vraiment la solution. Il a vu des podologues, il a eu des semelles, il a eu des chaussures, il a eu des orthèses, il a eu plein de trucs. Il a fait ses études de design. Et en fait, à la fin de ses études de design, il a rencontré un kiné à un moment qui lui a dit, essaie de courir ou de faire des exercices pieds nus. Il a commencé à faire des exercices pieds nus. Et à un moment, il a voulu créer un produit qui pouvait lui apporter lui du confort et à tous ceux qui pouvaient avoir le même problème. Et du coup, il a essayé des sandales et à un moment, il a créé une sandale. Si vous allez sur le site internet, la première que vous verrez, c'est celle-ci. Elle s'appelle la Lycaios. C'est un cuir tanné végétal. C'est la plus souple. Elle est très polyvalente. Elles auront toutes des semelles vibrantes. Très bien pour se balader, pour chiller, pour parcourir un peu les sentiers, courir un peu par temps sec.
Invité 1 Alors pour celles et ceux qui se disent que c'est bien beau le minimalisme et la course à pied en sandales, mais que concrètement, ce n'est pas vraiment réaliste sur des terrains techniques ou la longue distance, je vous laisse écouter ce que le petit Nico avait à nous dire à ce sujet.
Invité 3 Alors du coup, moi j'ai commencé en Panta en avril dernier. Surtout le retour d'expérience du coup, le dernier en date, c'est l'infernal 200 km où on a déjà pas mal parlé. Donc j'ai couru avec celle-là. Donc les Arros. Elles avaient déjà 1400 km au compteur. Du coup, là elles sont à plus de 1600 maintenant. C'est quoi qui m'a fait passer des chaussures aux sandales ? Il y a eu plusieurs choses. La première, c'est le côté écologique. Parce qu'une chaussure qui a traversé toute la planète et qu'on utilise moins de 1000 bornes, et vu ma quantité de course, je cours entre 4000 et 5000 km par an. Non. Ouais. Du coup, tu changes quatre à cinq fois de chaussures par an. Donc déjà moi, ça, ce n'était pas possible. Donc j'allais plus loin que ce que la chaussure, ce que l'on recommandait avec les chaussures. La chaussure, elle est plutôt bien et c'est juste parce qu'elle est un peu déformée et il fallait tout balancer. Donc il y a déjà à première conscience, c'était écologique. Après, on va dire que financier, c'est aussi plus intéressant. Surtout quand c'est un sport comme ça. Et moi, c'était le côté revenir à une foulée naturelle. Donc j'en parle beaucoup déjà dans le podcast. Et on pourrait en reparler là en visuel, pas juste en parler, mais c'est tout sur la position, la position de course. En fait, le meilleur exemple, c'est sans chaussures, même sans les sandales, vous courez juste là, vous regardez votre position de pied. Et en fait, avec les sandales, c'est quasiment là. Vous aurez quasiment la même. Je ne dis pas courir en chaussures, c'est pas bien. Parce que potentiellement, quand vous êtes fatigué, vous prenez une position qui potentiellement n'est pas la bonne pour tout le corps. Et c'est juste qu'on ne se le sent pas sur une course, mais sur deux courses, trois courses, quatre courses, 215 km. Et bien au final, ça fait les différences. Et pour dire, je fais quand même déjà pas mal d'ultra avant. J'ai couru avec les sandales à les 215 km. Et deux jours après, je pouvais descendre les escaliers. Je n'ai jamais pu descendre trois, quatre jours après un trail en chaussures. Je ne pouvais pas parce que l'attaque était complètement différente. Du coup, moi, j'ai utilisé les parnaussas pour le coup au marathon de Nantes cette année. Donc mon record au marathon, c'est 2h46. Là, j'ai fait 2h56 à Nantes. Alors que sur les cinq dernières bornes, je me prends du vent en pleine face et de la pluie. Du coup, j'ai bien ralenti. Et je pense que j'étais sur les temps de 2h50. Mais du coup, en termes de vitesse, pour moi, il n'y a pas de différence. À partir du moment où tu, comme il dirait, le seto adapté, c'est une fois que tes sandales adaptées, c'est bon. La progressivité, c'est ultra important. Mais que ce soit sandales ou chaussures, ce sera la même chose pour adapter le corps à chaque fois au truc. Et en fait, moi, ce que je conseille à chaque fois quand on vient me voir pour les transitions et tout, c'est d'abord repartir avec des tout petits kilométrages avec. Tu augmentes, tu augmentes, tu augmentes. Sur de la route, pas de difficultés, juste sur de la route. Après, tu rediminues, mais tu vas un peu plus vite. Pareil, tu augmentes, tu augmentes, tu augmentes. Après, tu reviens plus petit et là, tu vas faire des parcours un peu plus touchy. Et puis, là, pareil, tu augmentes, tu augmentes, tu augmentes. Et puis, dès que tu as une petite douleur, enfin douleur, on en discute déjà. Pas douleur, mais la moindre gêne, tu fais gaffe surtout si tu n'as envie de courir que comme ça. Moi, mon but, c'était de courir que comme ça. Je n'ai pas trop fait. À partir du moment où j'ai dépassé les 7 bornes, je n'ai plus trop alterné un sandale, chaussures. Je n'ai pas fait que sandales.
Invité 1 Maintenant, c'est l'heure du test. Nicolas Cassi, en tant que team manager pour la France, avait ramené un certain nombre de sandales que tout le monde a pu essayer. Et vous allez l'entendre, les impressions sont étonnantes. Alors, les filles, les sensations ? Moi, je trouvais ça très confortable. Étonnamment très confortable. Ça, c'est de Oka à... Ah bah ouais, là... Tu cours en Oka d'habitude ? Oui, c'est l'extrême. Je suis étonnée de ce que je disais à Nico. En fait, tu ne sens pas les cailloux, tu ne sens pas les imperfections trop du terrain. Après, on a fait 5 minutes, mais... Tu le sens que ta foulée n'est pas la même du coup ? Oui, je pense. Je pense que je suis moins sur... Ça se voit, carrément. Je pense que je suis moins sur les talons. Bah, tu n'es pas du tout. Mais tu es carrément sur l'avant. Eh bien, épaté. Vraiment ? Je ne suis pas la seule, apparemment. Bah, moi, je n'assume pas du tout le look. Le style ? Non, rien à voir, mais... Les orteils qui dépassent ? Je suis surpris d'adhérer autant, en fait, tu vois. Et je n'assume pas ça.
Invité 6 Non, je trouve qu'on a vraiment une sensation de légèreté.
Invité 5 Premier ressenti, très agréable. La sensation sur le sol, ça ressemble à bien. Première fois que tu en mets ? Oui, première fois que j'en mets. Ça tient bien le pied, déjà. C'est une bonne surprise. Et la sensation est agréable, quoi. Plutôt bien, même si c'est une couche plastique. Ça a l'air pas mal.
Invité 1 Globalement, tout le monde a été très positivement surpris. Et je vous encourage vraiment à essayer. C'est une sensation particulière, mais agréable. Le soleil se couche. Il est temps de rejoindre le gîte pour la dernière partie de la journée. On installe le vidéoprojecteur et Geoffrey se lance. Mais là, par contre, en hiver, j'ai refait toute la traversée d'est en ouest. Ça passe au-dessus de trois glaciers. Là, il y a Watna Jokul, Off Jokul et Land Jokul. Et ça fait 1000 bornes 28 jours. Le vélo, il pesait 78 kg. J'avais 21 kg de nourriture pour 25-28 jours. Il y a le matos photo qui pèse lourd, la pulca. J'avais une tente d'expé polaire qui fait 4 kg. Un duvé au moins 30. Donc ça fait vite du poids. Il y a une journée, j'avais fait 18 km en 12 heures. Et là, je me suis dit que si c'est comme ça toute l'Islande, ça va être long. Mais après, ça allait mieux. Il faisait encore froid. J'ai eu moins 21 pendant 10 jours quand j'étais au milieu de l'Islande. Et après, en janvier, il neige beaucoup. Donc à Fatbike, c'est un peu compliqué si tu as vraiment beaucoup de poudreuse. En mars, la neige, elle a eu le temps de durcir un petit peu. Donc c'est plus simple. Mais par contre, tu peux avoir des conditions assez difficiles quand même. En janvier, il y avait eu plein de tempêtes à 190, 200 km heure de vent. Moi, quand j'étais au nord du troisième glacier, par là, j'avais eu 140, 150. Déjà, ça ne rigole pas trop. La journée où ça a soufflé à 150, je suis resté dans la tente parce que je n'avais pas le choix. Déjà, la tente, j'en ai pris soin pour qu'elle résiste. Et le lendemain, il devait y avoir encore 110, 120. Et je suis parti avec le vent de Douai parce qu'il était dans la bonne direction. Du coup, je me faisais pousser tout le temps. Mais c'était assez fun. Ça te fait quoi de revoir tes images, tes vidéos, etc. Parce que j'imagine que tu les diffuses quand même pas mal en festival. Donc, tu as dû les voir un paquet de fois. Moi, j'ai envie d'y retourner. C'est plein de souvenirs, plein de galères. C'est aussi ça que je cherchais. Des récits inspirants. J'ai la chance d'en entendre chaque semaine grâce au Frappé. Mais j'ai rarement l'occasion d'avoir des retours en live immédiat de la part de vous, les auditeurs et auditrices. Du coup, j'en ai profité pour demander à Clément quel était son ressenti. Qu'est-ce que ça t'inspire Clément de découvrir des gens qui se lancent comme Geoffrey dans leurs propres aventures ? Plein d'idées quoi.
Invité 5 Je veux dire que pourquoi pas moi ? Pourquoi est-ce que je ne me ferais pas ma propre aventure à mon niveau ? A commencer par peut-être quelque chose de plus humble mais en même temps, pourquoi pas viser grand comme ça aussi. Finalement, avec de la débrouille, avec ce qu'on peut, ce qu'on a, chercher de l'aide, des sponsors, des trucs. Finalement, on peut faire des grandes choses quoi. Puis chacun à son niveau. Mais derrière, des choses magnifiques. L'aventure, pour moi, ce serait se fixer un objectif qui implique une notion de dépassement. Peu importe l'objectif et peu importe le dépassement. Il peut être juste se dire je pars à l'autre bout du monde ou même je vais faire 10 km de vélo. Ça peut être une aventure pour certains. Ou alors ça peut être un changement de vie, ça peut être une aventure. Donc, un projet qui implique de sortir de sa zone de confort mais qui va amener un accomplissement personnel. Moi, c'est ça l'aventure.
Invité 1 T'as une anecdote perso d'une aventure que tu as vécu qui t'a marquée ?
Invité 4 Une aventure perso...
Invité 1 Tu n'as pas le droit de parler du bain à la Sainte-Victoire.
Invité 5 Pourtant, c'était une belle aventure. Non mais une aventure à titre perso, c'est oser se lancer. Personnellement, moi, je suis parti vivre en Afrique du Sud 6 mois. C'était un pas dans l'inconnu. Je ne savais pas ce que j'allais trouver et ça a été si moins incroyable. Je me suis dit j'ai une opportunité, je la saisis. C'était une aventure. Et au niveau sportif, à mon niveau encore une fois, je me disais qu'est-ce que je fais du triathlon ? Est-ce que je peux faire à longue distance ? Je me lance, je me fiche l'objectif et c'est une aventure.
Invité 1 Dans la vie, tu fais quoi et comment est-ce que tu as découvert les frappés ?
Invité 5 Dans la vie, je suis commercial chez EDF. Je vends des contrats d'électricité à des grands clients, des grandes comptes. Et comment j'ai découvert les frappés ? Je me suis allé à travers des podcasts de sport qui me servent justement dans certains trails, dans certains moments difficiles d'entraînement où il faut des podcasts pour bien tourner. Donc voilà, c'est tombé sur ma liste. Ça m'a attrapé et ça m'a frappé même. J'en suis devenu à moi-même.
Invité 1 On se couche bien plus tard que prévu. Personne n'a vu passer la soirée. Les récits d'aventures, c'est un voyage dans l'imaginaire qui vous fait entrer dans une bulle hors du temps. On s'évade, on s'imagine affrontant des vents terribles, les doigts engourdis par le froid, avec comme seule protection face aux éléments, une mince toile de tente. Les récits d'aventures, c'est l'ingrédient secret pour commencer à rêver, à se projeter, à se voir soi-même en train d'affronter l'inconnu. Ce jour-là, à leur manière, Lilian et Geoffrey ont sans aucun doute planté en nous des graines de l'aventure et du dépassement qui finiront par germer. Dans quelques semaines, dans quelques mois, dans plusieurs années, impossible à dire, mais en voyant les étoiles dans les yeux de l'audience, j'en ai la certitude, ça viendra pour chacun d'entre eux. Le réveil sonne à 4h30, c'est raide. À 6h, on attaque l'ascension de la Sainte Victoire. On est monté par le Refuge Cézanne et le Pas de l'Escalette. S'il y en a qui veulent emprunter le même chemin, Open Runner, qui est à la fois un site et une app de création et de partage d'itinéraires rando, vélo, trail, a rendu la trace publique. Là encore, le lien est en description. Alors, c'était vraiment pas fait exprès, mais cette nuit-là était très spéciale. En fait, chaque année, à la même période, l'orbite de la Terre croise des nuages de poussière laissés par des comètes. Ça s'appelle les essaims météoritiques et ça provoque des pluies de météores qu'on appelle plus communément des étoiles filantes. Et du 15 au 25 novembre, l'essaim météoritique que croise la Terre s'appelle Alpha Monocérodite. Maintenant que j'ai étalé ma science, merci Wikipédia, je peux vous dire plus simplement que c'était magnifique de voir le trait de lumière intense de plusieurs étoiles filantes dans la nuit. On grimpe, on grimpe encore et encore. Les échanges s'arrêtent sur les parties les plus raides, puis ça reprend. Étonnamment, il fait super doux. Moi, j'avais prévenu tout le monde qu'il fallait prendre des habits chauds parce que je savais qu'au sommet, ça soufflerait très fort. Par contre, je n'avais pas anticipé que la météo qui prévoyait initialement 4 degrés serait fausse et qu'on serait plutôt proche des 12-13 degrés. Finalement, à 7h29, 5 minutes avant que le soleil ne se lève, on atteint notre objectif, la Croix de Provence à 1100 mètres avec une vue à 360 degrés. Tout le groupe s'installe, on sort les barres olifates pour reprendre les forces et avec une précision infaillible, le soleil se pointe à l'heure. Voir cette boule orange apparaît tout à coup à l'horizon alors que je me trouve en pleine nature, c'est toujours un moment que je savoure. Rapidement, la lueur du petit matin s'installe. À midi devant nous, on a le Var. À 3h, le massif de la Sainte-Baume. À 5h, Marseille et derrière la Méditerranée. Aix est à 6h pile dans notre dos. À 8h, c'est le Luberon. Le Mournègre et derrière le Mont Ventoux. Et enfin, à 10h, on voit les Alpes enneigées. Quel spectacle ! Pour la suite, j'ai réservé une petite surprise au groupe. On repart à moitié frigorifié parce que pour le coup, le vent était bien au rendez-vous. Et on s'engage dans le gouffre de Garagay, auquel on accède par un goulot d'une dizaine de mètres assez raide et bien glissant quand même. Mais une fois dans le gouffre, on est en fait parfaitement abrité et toute la cavité est réchauffée par les rayons du soleil qui y entrent directement. Ça fait une ambiance orangée. Il fait super bon. On peut s'asseoir sur un sable qui est déjà un peu réchauffé. Bref, un petit coin de paradis pour prendre le temps de kiffer l'instant présent et se partager nos impressions. Et comme on se rapproche doucement de la fin, déjà, j'en ai profité pour poser quelques questions à Nico et Anne.
Invité 4 Qu'est-ce que ça m'inspire tout ça ? Partage. Partage. Plaisir. Et la perfection de l'univers. Vraiment. Non mais c'est sérieux. Je crois que c'est la conclusion du truc. La perfection de l'univers. Quand des énergies doivent se retrouver, ça se retrouve et ça fait des belles choses. La perfection de l'univers. Ah toi aussi ! Non, moi je trouve ça cool de se lever tôt pour profiter des meilleures heures en fait. Quand les autres dorment encore, je trouve ça extra.
Invité 1 Comme si tu prenais de l'avance un peu sur ta journée par rapport aux autres. Ouais, et puis il y a un goût tellement unique en fait. Ça t'appartient quoi. Personne ne sait que t'es levé. Personne ne regarde pas son téléphone, rien. Et t'es juste en train de vivre l'instant présent dans un endroit hyper... Qui peut être à la fois hostile et hyper accueillant quoi.
Invité 5 Ce qui est super aussi, c'est qu'on ne se connaît pas. Mais après le week-end, on a l'impression que c'est un peu la colonie quoi. Les profils étaient tous généreux, tous dans le partage. C'était hyper agréable du coup de se retrouver pour échanger comme ça, d'une passion commune, d'être frappé et de partager tout le sport quoi. Donc sans se connaître, génial. Une famille quoi. Une grande famille.
Invité 1 Et voilà, la fin. L'heure où chacun va repartir de son côté en emportant avec soi, je l'espère, des souvenirs indélébiles. Au moment où j'enregistre, on est quasiment à deux semaines de l'événement. Et je continue de recevoir des messages de remerciements et de voir des partages sur les réseaux à propos de ce week-end des frappés. C'est vraiment incroyable les liens qui peuvent se créer en si peu de temps. Et je pense que je peux m'exprimer au nom de tous les participants en disant qu'il y a eu une énergie exceptionnelle et une sorte de confiance immédiate, de complicité entre nous. Je suis convaincu que l'aventure prend tout son sens lorsqu'elle est partagée. Et je pense aussi qu'on se nourrit des parcours des autres, qu'on peut s'en inspirer pour se créer son propre chemin. Chacun à leur manière, les frappés que j'ai rencontrés sur ce week-end m'ont inspiré à poursuivre mes rêves en 2024 et au-delà. Alors merci. Merci à vous Romain, Esther, Rémi, le petit Nico, le grand Nico, Anne, Florine, Marie, Cédric et Clément. Merci également aux partenaires du week-end Panta qui fabrique des sandales outdoor 100% européennes, Olifat, fabriquant français de barres énergétiques sans sucre riche en lipides, le gras c'est la vie, Open Runner qui est pour moi la meilleure solution pour créer et partager ses parcours de vélo, rando, trail que j'utilise depuis 2012 d'ailleurs, Simalp, fabricant français de vêtements de montagne et sponsor du podcast cet été, et enfin Andonora, la solution qui vous permet de vivre des séances de sport audio guidées en plein air. Le mot de la fin, je compte bien rencontrer d'autres frappés l'année prochaine, alors restez vigilants et inscrivez-vous dès que vous voyez l'info tomber. Pour être informé en priorité des futurs week-ends des frappés, rejoignez le groupe privé sur WhatsApp en devenant contributeur sur Tipeee ou abonnez-vous à la newsletter, tous les liens sont en description. Je vous quitte à présent sur cette phrase d'Antoine de Saint-Exupéry, L'aventure est un voyage vers l'inconnu, pas un voyage vers un but précis. Sous-titrage ST' 501
Invité 4 L'也可以 de l'也可以 de l'也可以 de l'也可以 de l'也可以 de l'也可以 de l'也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l也可以 de l de ce beau week-end là. Bravo, merci. Merci.
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